Article image

Benoit Bourdeau DekHockey Town

Publié le 17 avril 2016

1039

lecteurs

2

Commentaires

Chez Dekhockey de la Capitale, la priorité numéro un est la sécurité du client

Entretien avec Luc Bédard, arbitre en chef à Dekhockey de la Capitale.

J’ai contacté Luc afin de connaître ses impressions sur la hausse de la violence et des matchs de suspension à Dekhockey de la Capitale ainsi que ses solutions pour remédier à la problématique.

Une hausse véritable et un investissement majeur


En effet, sans raison apparente, depuis le début du mois de mars, Luc m’a confirmé qu’il y a eu une augmentation importante des gestes disgracieux et bien sûr, ceci accroît le nombre de joueurs suspendus.

Quoi qu’il en soit, la priorité numéro un chez Dekhockey de la Capitale demeure la sécurité du client et pour y parvenir, plusieurs gestes ont été posés ou seront posés.

Premièrement, dans un courriel envoyé aux capitaines de toutes les équipes, ceux-ci ont été avisés que lors d’un match dont les esprits d’échauffent, les arbitres informeront les capitaines de chaque équipe, pendant la minute de pause entre la deuxième et la troisième période, de leur plan d’intervention comme l’expulsion possible d’un joueur ou même l’arrêt de la partie.

Si les gestes violents continuent, les arbitres pourront mettre fin à la partie sans aucun autre avertissement.

Tout ça a pour objectif d’éviter une escalade de violence et de prévenir les excès comme, par exemple, une mêlée générale ou une blessure.

Deuxièmement, et c’est le message que Luc m’a répété plusieurs fois pendant l’entrevue, les joueurs qui s’énerveront pendant le jeu seront rapidement identifiés, isolés et expulsés de la partie si nécessaire. Cela ne veut pas dire qu’il y aura une suspension. Si l'individu quitte la surface sans rouspéter, tout s’arrêtera là, mais il faut penser aux autres joueurs sur la surface.

Cependant, si le joueur s’entête à invectiver l’arbitre ou continue à argumenter, il risque alors une suspension de quelques matchs.

Troisièmement, des affiches seront fixées derrière les bancs des joueurs avisant la présence de caméras.

Il s’agit d’un investissement de 10 000$ pour l’installation de 16 caméras couvrant l’entièreté des surfaces de jeu et qui permet de visionner chaque match.

Avec une qualité d’image parfaite, il est dorénavant possible, entre autres, de regarder un instant précis d’une rencontre, de zoomer un événement ou d’évaluer le travail des arbitres afin de leur donner un feedback dans le but d’améliorer leur travail.

À DDLC, la clientèle est plus jeune qu’ailleurs. Sans généraliser ou cibler un groupe d’âge, les jeunes joueurs ont tendance à être plus agressifs que leurs aînés.

Comité de discipline et verdict sans appel

Le comité de discipline est composé de trois individus dont un qui réside à l’extérieur de la ville.

Informé des événements avec le rapport des arbitres et complété par les images des caméras, rien ne peut être caché aux yeux du comité. Même un geste exécuté à l’insu des officiels du match dont la victime rapporterait les faits à l’arbitre en chef pourrait amener ce dernier à sévir contre le joueur fautif.

Il n’y a plus aucun passe-droit, tout est surveillé, tout est pris en considération, c’est aux joueurs de se calmer les nerfs et aux arbitres d’appliquer les règlements sur la sécurité de la clientèle.

Luc m’avouait, à son grand soulagement, que depuis son dernier avis par courriel et l’installation des nouvelles caméras, il a vu une nette diminution de la violence.

2

À lire également

Gestion de ligues sportives

Rejoint le réseau WebSports dès maintenant
C'est gratuit!

Commencer
article image