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Christophe Perreault 25Stanley.com

Publié le 25 novembre 2019

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Joël Bouchard à propos de Ryan Poehling : « C’est le temps de le laisser tranquille et me laisser le coacher. »

Depuis le début de la saison, Ryan Poehling est l’une des plus grosses déceptions pour les fans du Canadien. Ce n’est toutefois pas vraiment de sa faute. Après son tour du chapeau et son but gagnant en fusillade contre les Maple Leafs l’an passé, les attentes à son endroit étaient beaucoup trop hautes alors que les attaquants choisis autour de lui au repêchage de 2017 sont pas mal tous entre la AHL et la LNH présentement.

Sa commotion ne l’a pas aidé en pré-saison et il est devenu le joueur de trop qui a été envoyé au Rocket de Laval, où les partisans croyaient à tord qu’il allait dominer. Il a été limité à cinq points en 13 matchs dans la AHL, mais il a quand même été le premier joueur rappelé puisque c’est ce que Marc Bergevin lui avait promis en début de saison. Il n’a pas joué plus de 10 minutes dans ses quatre matchs avec le Canadien où il n’a pas récolté de point et il a été renvoyé avec le Rocket de Laval.

Avant les matchs du week-end, tous ces changements faisaient en sorte qu’il avait une séquence de 12 matchs sans point en combinant ceux dans la AHL et la LNH. Cette séquence s’est terminée vendredi contre les Comets d’Utica avec un but sur une belle pièce de jeu individuelle.

C’était le moment fort d’une fin de semaine où le #41 du Rocket avait bien fait, mais lorsqu’on en a parlé à Joël Bouchard lundi midi, l’entraîneur en a profité pour passer un message clair aux journalistes et aux partisans.

« Je trouve qu’il a été très bon en fin de semaine » a admis Joël Bouchard. « J’ai eu la discussion avec certains d’entre vous la semaine passée. C’est le temps de le laisser tranquille et me laisser le coacher. Ryan, je ne l’ai pas coaché. Il est arrivé ici. Le bruit de l’extérieur et quand je dis ça, je ne parle pas du Canadien, le Canadien le laisse tranquille. Je parle des journalistes et des partisans. On l’aime tous. On aime le produit que le joueur peut être down the road, mais là, il faut qu’on travaille avec. »

Il ne faisait que commencer.

« Je lui ai dit, moi je veux te coacher et je vais le défendre, mais là il faut le laisser tranquille » a renchéri l’entraîneur-chef du Rocket. « Je parle de l’over analyser. Il a été bon en fin de semaine pourquoi? Parce qu’il n’a pas pensé, il a fait ce qu’on lui a demandé de faire en fin de semaine, il a travaillé. Pour moi, c’est la première fin de semaine qu’on l’a coaché parce qu’avant ça, pauvre petit gars, mettez-vous à sa place. »

« Je suis content en fin de semaine. Il a joué au hockey. Il a patiné, son pace était meilleur. Le bruit de gauche et droite, à un moment donné, moi je n’ai plus de place. C’est ça qui est arrivé. Depuis le début de l’année, je n’ai aucune place. C’est assez de bruit et maintenant, on travaille avec. Il a une bonne attitude, c’est un bon kid, il veut bien faire, il ne veut pas décevoir personne et là, on travaille ensemble avec Alex Burrows, moi, avec ses coéquipiers. Là on peut travailler. Je suis content que tu l’amènes parce que pour moi ça a été ses deux meilleurs matchs en fin de semaine. »
– Joël Bouchard à propos de Ryan Poehling

On va revenir à Bouchard plus bas dans ce texte parce qu’il n’avait pas fini de parler du phénomène médiatique entourant Poehling, mais avant de continuer, c’est bon de s’asseoir et de confirmer que c’étaient bel et bien les deux meilleurs matchs de Ryan Poehling cette saison à Laval.

Son match de vendredi est celui qui ressort parce qu’il a marqué, mais il s’est aussi illustré en zone défensive alors qu’il n’a été sur la glace que pour une seule chance de marquer des Comets à 5 contre 5. C’était le plus petit total chez les joueurs du Rocket. Il a aussi mené l’équipe avec un %Corsi de 72,73% à 5 contre 5, ce qui semblait indiquer que de bonnes choses s’en venaient dans son côté.

Ça s’est d’ailleurs poursuivi dans le match de samedi où il a encore mené l’équipe au niveau des chances allouées ainsi qu’au niveau du %Corsi à 5 contre 5. Il l’a même fait de façon plus claire puisque lui et Kevin Lynch, son partenaire de trio, ont été les deux seuls qui n’ont pas été sur la glace pour une chance de marquer des Comets à 5 contre 5 dans cette partie.

Il a été carrément dominant dans la colonne du %Corsi en étant sur la glace pour 17 tirs tentés du Rocket et seulement deux des Comets, ce qui lui donne un % de 89,47%. C’est la meilleure performance d’un joueur du Rocket dans cette statistique parmi les 10 matchs que j’ai trackés cette saison.

« Poehling et moi, on en parlait au dernier match » a admis Kevin Lynch, le partenaire de trio de Poehling depuis son retour à Laval. « On est tout près d’exploser pour un gros match. On travaille fort, on va au filet. Lui et Weise peuvent créer de beaux jeux et j’essaie juste de leur créer de l’espace sur la glace. »

Bref, même si ça ne parait pas encore sur la feuille de pointage (ce qui semble être une question de temps), lorsqu’on regarde le jeu de Ryan Poehling d’un peu plus près, il y a des signes encourageants. Il est tranquillement en train de devenir le joueur dont Joël Bouchard parle quand il le décrit.

« C’est un bon joueur de hockey. Il faut qu’il soit bon sur 200 pieds, il faut qu’il soit bon dans les mises au jeu, il faut qu’il soit bon dans les détails. Je ne dis pas qu’il n’est pas capable. Il est capable, mais nous autres, il faut travailler avec. L’adaptation professionnelle, comme j’ai parlé, ce n’est pas si simple que ça. Les exceptionnels montent direct dans la LNH. Ryan ce n’est pas un exceptionnel. C’est un bon joueur. Ce n’est pas un exceptionnel. Finalement, je suis content; en fin de semaine, je trouve qu’il était à la bonne place, il se sent bien, je l’ai vu, il était alerte, il a fait des beaux jeux, il a eu des belles chances de marquer. »
– Joël Bouchard à propos de Ryan Poehling

Ce message de Bouchard est un rappel qu’il ne sera peut-être pas prêt la semaine prochaine et qu’il ne sera probablement pas le prochain attaquant rappelé de Laval (ce titre appartient sûrement plus à Matthew Peca ou Riley Barber).

Par contre, maintenant que la pression qui venait avec son premier match dans la LNH est retombée, Bouchard peut finalement travailler avec l’attaquant de 20 ans. Comme il le rappelle souvent, dans un monde où l’on veut tout instantanément, le développement de jeunes joueurs prend du temps. Lundi midi, Bouchard a demandé à tout le monde de lui laisser du temps pour qu’il puisse développer le joueur que le Canadien a pris au 25e rang du repêchage de 2017.

La citation complète de Joël Bouchard sur Ryan Poehling

Le but de Ryan Poehling en fin de semaine


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