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Unknown La Vie Est Une Puck

Publié le 19 novembre 2020

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Pete Laframboise

Suite à une saison respectable de 72 points avec les 67’s d’Ottawa, l’équipe de sa ville natale, Peter Alfred Laframboise réussit à attirer l’attention des dépisteurs. Au repêchage de 1970, il fut choisi au 2e tour (19e au total) par les pauvres de la Californie. 

Ceux-ci l’assignèrent alors à la Ligue américaine. À sa deuxième année dans ce circuit, avec les Clippers de Baltimore, Laframboise termina en tête des pointeurs de son équipe et au sixième rang de la ligue. Cette performance lui permit d’être rappelé et de jouer ses cinq premiers matchs dans la Ligue nationale. 

L’année suivante, en 1972-73, un exode de sept joueurs vers la nouvelle AMH ouvrit la porte à Laframboise pour se faire une place à Oakland. Comme à son habitude, l’équipe était faible, mais il parvint à apporter sa contribution. 

D’ailleurs, le 3 janvier à Oakland, il se mit particulièrement en évidence. À ce moment, alors que les Seals affrontaient une autre équipe faible, les Canucks de Vancouver, Laframboise marqua quatre buts, ce qui constitua un record d’équipe. D’ailleurs, bien qu’égalé, ce record a tenu jusqu’à la dissolution de la franchise en 1978. En bout de ligne, c’est 11 buts qu’accorda le gardien Bruce Bullock aux Seals. Cette performance de Laframboise et de ses coéquipiers tomba particulièrement à point. En effet, bien qu’il n’y avait que 2702 spectateurs sur place, cette victoire de 11-3 était le premier match de la saison auquel assistait le propriétaire de l’équipe, l’excentrique Charlie O. Finley. Peut-être pensa-t-il que sa formation n’était pas si mal après tout… 

C’est ainsi que le quart des buts qu’il marqua au cours de cette année furent comptés lors de ce match.

Lors de la saison qui suivit, Laframboise ne parvint pas à s’approcher de ce total de 16 buts. En fait, il dut se contenter de 7. C’est ainsi que les Seals décidèrent de le laisser sans protection pour le repêchage d’expansion de 1974. Il fut alors choisi au 10e rang par les nouveaux Capitals de Washington. 

Si Laframboise n’était pas en uniforme pour le premier match de l’histoire des Capitals (une défaite de 6-3 à New York), il l’était pour la première victoire de la franchise (à domicile le 17 octobre, 4-3 contre Chicago). Au quatrième match, le deuxième à domicile, le Capital Centre était néanmoins à moitié vide, avec une foule de seulement 9471 spectateurs. Il s’agissait pourtant d’un fait rare, puisque ce qui s’avéra la pire équipe de l’histoire de la LNH n’en remporta que huit au total. 

Laframboise ne vit toutefois pas la fin de cette horrible saison, puisqu’en janvier, il fut échangé aux Penguins en retour de Ron Jones. Cet échange lui permit d’ailleurs de participer pour la première fois aux séries. Ce parcours eut par contre une fin décevante, alors qu’au deuxième tour, après avoir pris les devants 3-0, les Penguins ont été éliminés en sept matchs par les jeunes Islanders. Surmonter un déficit de 0-3 est un exploit qui n’a été réalisé que trois fois dans la Ligue nationale. 

C’est ainsi que se termina sa carrière dans la LNH, puisque l’année suivante, il se retrouva dans la Ligue américaine, avec Hershey. Ceci l’incita alors à se tourner vers l’AMH, où il signa un contrat avec les Oilers en mai 1976. Il joua ainsi 17 matchs dans le circuit maudit, avant de retourner dans la LAH.

Suite à sa carrière, il retourna à Ottawa où en 1988, il fonda une entreprise de messagerie. 

Il est décédé en 2011, à l’âge de 61 ans. 

Sources : "Les Golden Seals et Laframboise éclatent", UPI, 4 janvier 1973, La Presse, page B2, "Caps 4 Hawks 3", UPI, October 18, 1974, Montreal Gazette, page 24, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.


Article complet via : Pete Laframboise
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