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Unknown La Vie Est Une Puck

Publié le 14 mars 2021

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Gerry Hart


Malgré que l’expansion de 1967 avait grandement diminué les réserves des six clubs établis (Bos, Chi, Det, Mtl, NYR, Tor), malgré qu’il appartenait aux Red Wings, une équipe en sérieuse perte de vitesse, malgré le fait qu’une autre expansion eut lieu en 1970, Gerry Hart avait toujours de la difficulté à faire sa place à Détroit. À l’exception de la saison 1970-71, il n’a été rappelé que pour quelques matchs.

C’est finalement la troisième expansion, celle de 1972, qui ouvrit la porte au petit mais robuste défenseur. Il fut alors choisi par les nouveaux Islanders de New York.

Joueur de soutien, il vit son équipe démarrer lentement. Toutefois, bien dirigée avec Al Arbour derrière le banc et bien administrée par le directeur-gérant Bill Torrey, les Islanders firent de rapides progrès. Au fil des acquisitions judicieuses au repêchage de Denis Potvin, Bryan Trottier et Mike Bossy, ils accédèrent à l’élite relativement rapidement. Ils ne parvenaient pas à aller jusqu’au bout, mais ils ont laissé derrière eux la plupart des autres équipes d’expansion et montraient un potentiel réel.

Hart fit partie de cette aventure jusqu’en 1979 mais à cette date, l’absorption des quatre équipes restantes de l’Association mondiale de hockey (Edm, Hfd, Qué, Wpg) nécessita un autre repêchage d’expansion. Les Nordiques ne cachèrent pas leur intérêt pour Hart et ce, à son grand déplaisir. Évoquant les difficultés à s’adapter à une ville francophone, il laissa entendre qu’à 31 ans et malgré un contrat en poche pour encore quatre années, il prendrait sa retraite.

Le jour du repêchage, Québec mit son plan à exécution et choisit Hart. Celui-ci se rapporta malgré tout et fit partie de la première édition des Nordiques dans la LNH. Par contre, pendant que les Nordiques terminaient leur première campagne dans la Ligue nationale à la queue, ses ex-coéquipiers parvenaient finalement à aller jusqu’au bout, alors que les Islanders remportèrent leur première de quatre Coupes Stanley consécutives.   Ce moment de gloire échappa donc à Hart.

Hart revint à Québec l’année suivante, mais son insatisfaction se faisait de plus en plus entendre, contribuant à une ambiance malsaine.  De plus, il sembla s’accaparer une certaine autorité qu’il n’avait pourtant pas, en agissant comme s’il était l’un des entraîneurs de l’équipe.

Au bout de six matchs, en octobre 1980, Maurice Filion décida de laisser le banc à Michel Bergeron, pour se consacrer à la tâche de directeur-gérant. Par contre, Bergeron mit comme condition de se débarrasser de Hart. Incapable de l’échanger, Québec dut racheter son contrat. Non seulement rien ne fut obtenu, mais en plus, on dut payer pour se dégager de lui.  Par contre, en plus de purifier l'air, la direction envoyait ainsi un message aux mécontents.

Hart signa ensuite un contrat de deux ans avec les Blues pour un montant inférieur, mais qui fut compensé par ce qui fut reçu des Nordiques.

Il dira plus tard qu’il a apprécié Québec, mais que l’atmosphère dans le vestiaire à ce moment était négative, version qui ne fait pas l’unanimité parmi ceux qui y étaient.

Il termina ensuite sa saison à St-Louis, en joua une autre et entama celle de 1982-83, avant qu’une blessure au genou ne vienne mettre fin à sa carrière de hockeyeur de 730 matchs dans la LNH.

À ce moment, il retourna vivre dans la région new-yorkaise. Ayant eu la prévoyance de préparer son après-carrière, il y avait investi avec succès dans l’immobilier et dans des arénas.

Il habite aujourd’hui en Floride et au Manitoba.

En 2014, le nom de Hart revint brièvement dans l’actualité, mais pour des raisons hors de son contrôle. Son fils Jordan a joué dans les ligues mineures, où suite à ses blessures, il développa une dépendance aux anti-douleurs. Pour en obtenir, il en développa un commerce avec lequel il approvisionna plus tard Derek Boogaard. C’est son coéquipier chez les Rangers, Brandon Prust, qui aurait présenté Hart à celui-ci.

Suite au décès de Boogaard d’une surdose d’oxycodone et d’alcool, Jordan fit face à une possible peine de 20 ans de prison. Par contre, devant l’impossibilité de lier directement la mort de Boogaard aux substances qu’il lui avait fournies, Hart plaida coupable à des chefs d’accusation réduits de possession d’oxycodone, Il fut condamné à un an de probation et à 100 heures de travaux communautaire, ce qui souleva l’ire de la famille Boogaard.

Jordan Hart aurait depuis surmonté ses problèmes de dépendance.

Sources :

"Stephenson et Hart avec Québec?" de Maurice Dumas, 11 juin 1979, Le Soleil, page C2;

"Hart et Ftorek se font tirer l’oreille" de Maurice Dumas, 12 juin 1979, Le Soleil, page C2;

"Les Nordiques très satisfaits de leur récolte" de Maurice Dumas, 14 juin 1979, Le Soleil, page C1;

"Gerry Hart : un mécontent de moins" de Maurice Dumas, 21 octobre 1980, Le Soleil, page C1;

"La loi du "Paper Power"" de Claude Larochelle, 22 octobre 1980, Le Soleil, page C2;

"Hart part comblé!" de Maurice Dumas, Le Soleil, 13 novembre 1980, page C1;

"Player Who Sold PIlls to Derek Boogard Is Sentenced To Probation" de John Branch, October 6, 2016, New York Times (nytimes.com);

"Nordiques 1979-80 : Québec au lieu d’une dynastie pour Gerry Hart" de Stéphane Cadorette, 12 octobre 2019, Journal de Québec (journaldequebec.com).


Article complet via : Gerry Hart
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